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Qui était le prophète Job ou Ayoub (AS) le modèle de l’endurance ? (1ère partie)

Dans notre série sur l’histoire des Prophètes, nous vous offrons aujourd’hui l’histoire du prophète Ayoub ou Job (alayhi salam). Job a subi des épreuves si pénibles et durant de si longues années, qu’il demeure à nos jours un modèle et un symbole d’endurance, de patience et de résignation. Allah a accordé Sa grâce à Job, le reconnaissant.

Depuis son époque jusqu’à nos jours, on a toujours associé le nom de Job à la souffrance physique et morale. C’est pour cela que nous devons accorder une attention particulière à l’histoire sublime de Job afin de tirer des leçons qui pourront nous servir durant notre existence.

Job était un Romain de la lignée d’Isaac, fils d’Abraham. C’était un homme de bien, un homme exemplaire à tous points de vue. Allah l’a gratifié de Ses dons généreux. Job avait des biens immenses : des terres vastes et fertiles à Houran près de Damas.

Aux terres travaillées et cultivées par des esclaves à son service, s’ajoutait un élevage étendu à toutes les espèces de bétails : bovins, ovins, caprins, etc… De ses vastes territoires, on tirait de l’or, de l’argent et toutes sortes de métaux précieux. Allah l’avait aussi doté d’un corps robuste, et d’une beauté que l’on compare à celle de Joseph. Enfin, il avait une femme admirable qui lui donna des enfants que tout le monde admirait.

Job sut donner à ses enfants une éducation parfaite, si bien que sa famille et lui même rayonnaient dans toute la région. Bref, possédant des terres, des biens immenses, des serviteurs, une famille nombreuse et vertueuse, Job était comblé par son Seigneur.

Pourtant il a su rester égal à lui-même ; à aucun moment on n’a pu déceler chez lui de la vanité, de l’orgueil ou de l’arrogance ! Bien au contraire, Job a toujours su secourir le faible, recueillir et élever les orphelins, recevoir avec dignité et générosité les voyageurs de passage en sa contrée.

Toujours souriant, affable, il n’a jamais heurté la sensibilité d’un faible ou d’un démuni. Reconnaissant envers Allah qui l’avait si généreusement gratifié, Job ne cessa jamais de louer son Seigneur et de répandre autour de lui ses biens bénis.

Toute cette richesse ne détourna pas Job de sa mission sacrée qui consistait à guider les hommes vers l’adoration d’Allah, Dieu unique sans rien Lui associer. Job savait que la possession des biens, la puissance de l’argent ou la taille d’une famille ou d’une tribu ne devaient pas être une fin en soi ni le but d’une vie ; seule comptait à ses yeux la foi, l’adoration d’Allah unique.

Sa mission essentielle était donc d’appeler son peuple à la bienfaisance, au droit chemin et à la foi véritable, le culte de l’Unique, Allah, à Lui Gloire et Majesté. Mais quelle serait l’attitude de Job face à l’adversité, aux malheurs et à la souffrance ? Serait-il reconnaissant et soumis dans la gêne comme il l’a été dans l’aisance ?

Job face à des épreuves terribles

Allah, Gloire à Lui, a voulu soumettre Job à de rudes épreuves afin de mesurer sa patience et son endurance dans l’adversité après l’avoir connu reconnaissant dans l’aisance. Car le véritable croyant, ferme dans sa foi, se doit d’être reconnaissant envers son Seigneur lorsqu’il le gratifie d’un bien quelconque, et patient et soumis à la volonté divine lorsqu’un malheur l’atteint, de même qu’il doit s’interdire absolument toute révolte impie.

Job vit un jour sa situation se détériorer et se dégrader dans tous les domaines… Il perdit ses biens, et passa très vite de la richesse à la pauvreté. A sa force physique et à sa santé se substituèrent la faiblesse et la maladie… Les gens qui l’aimaient et l’estimaient se détournèrent de lui.

Le diable, lui-même, se mit de la partie et essaya de le tromper et le détourner de son attachement à Allah, de ses prières et de ses louanges ; mais cela, Allah ne le permit pas en confortant Job dans sa foi.

Comme première épreuve, Allah fit perdre à Job tous ses biens ; très vite il perdit sa fortune, son cheptel, ses esclaves et domestiques. Quant à ses terres, de fertiles et généreuses qu’elles étaient, elles devinrent subitement arides, ingrates ; toute verdure avait disparu, il ne restait plus qu’un désert de poussières.

Ses enfants, quant à eux, moururent un à un, emportés par la maladie. Job, lui-même, touché par tant de malheurs successifs se vit anéanti dans son corps par toutes sortes de maladies à la fois.

Vieilli avant l’âge, squelettique, accablé, il était méconnaissable. Personne ne reconnaissait ce vieillard chétif, malade, souffrant et brisé. Ses amis, nombreux aux temps de sa prospérité le quittèrent un à un et l’ignorèrent souverainement. Des voisins, des proches, des inconnus, à qui il avait tant donné lui tournèrent soudain le dos. Dans son malheur, Job fit face à l’ingratitude humaine…

La femme de Job solidaire de son époux

Face à ces épreuves terribles, Job ne trouva qu’une seule personne comme soutien et alliée. Ce fut son épouse, qui resta à ses côtés en ces temps pénibles et durs comme elle avait été à ses côtés dans l’aisance et la sérénité. Elle se montra digne et noble dans l’adversité. Elle se résigna face à l’épreuve à laquelle le Seigneur les soumit son époux et elle.

Une épreuve immense en vérité. Après avoir épuisé le peu d’argent qu’il leur restait, Job et sa femme durent se résoudre à vendre leur maison. Ainsi, ils se retrouvèrent sans toit pour s’abriter du soleil de l’été et des rigueurs du froid hivernal.

De plus, pour subvenir à leurs besoins élémentaires de nourriture et de soins, la femme de Job fut réduite à travailler comme femme de ménage chez les riches de la cité. Elle fut contrainte à accomplir tous les travaux qu’on voulait bien lui confier contre un salaire dérisoire sinon humiliant. Mais elle sut trouver en elle la force morale pour endurer avec constance cette nouvelle existence au plus bas de l’échelle sociale, afin de nourrir et de soigner Job.

Job subissait en plus de toutes ces privations, des souffrances physiques indescriptibles, car son corps tout entier était rongé par des maladies multiples. Malgré tout cela, il ne cessa jamais de louer Son Seigneur, de glorifier Allah et de Lui témoigner une soumission totale. Job n’avait pas été ébranlé dans sa foi. Il était resté égal à lui-même : riche et puissant, il ne fut pas orgueilleux. Pauvre et exclu, il garda une foi ferme.

Et Job, quand il implora son Seigneur : « Le mal m’a touché. Mais Toi, Tu es le plus miséricordieux des miséricordieux ! » (Coran 21.83)

A suivre…

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