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Pourquoi regarder les chaînes d’info en continu est mauvais pour la santé !

Non seulement stressant et anxiogène, regarder non-stop les chaînes d’information en continu lors de catastrophes aurait un impact négatif sur notre santé mentale et émotionnelle.

Compréhensible, cette tendance à regarder en boucle les chaînes d’info en continu, à scruter Internet et à ouvrir compulsivement les alertes des sites d’information sur son mobile peut pourtant être dévastatrice. Dans un article publié par Forbes, et relayé par Slate et Courrier International , la journaliste spécialiste des questions de santé Tara Haelle met en garde contre les conséquences de ce trop-plein d’informations anxiogènes. “Le stress dû aux informations sur des catastrophes peut avoir un impact négatif très important sur la santé mentale et émotionnelle, et les effets peuvent durer plus longtemps que les gens ne l’imaginent“, affirme-t-elle.

“Ça aurait pu être moi”

En regardant en boucle des images qui sont parfois d’une extrême violence, le spectateur n’est pas à l’abri de ressentir, comme les victimes de ces catastrophes, un immense stress. Avec, en arrière-pensée, l’idée que “ça aurait pu être moi”. Le risque en effet, lorsque survient ce type d’événements, est de s’associer trop fortement à ce qu’ont vécu les victimes et les témoins et les conséquences de ces images sur notre santé se traduit par des symptômes tels que les troubles du sommeil, l’anxiété, la détresse psychologique ou même la dépression.

Un point de vue que partage Robert Ursano, président de la commission sur la dimension psychiatrique des catastrophes à la Société américaine de psychiatrie. « Plus vous voyez de similarités entre les victimes et vous, plus votre niveau de détresse psychologique est élevé. »

Être acteur de son information

Lors des attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Casher, MetroNews avait donné la parole à Hélène Romano, psychologue référente de la cellule d’urgence médico-psychologique du Val-de-Marne qui appelait à faire attention à la manière dont on s’informe. “Tant qu’il y a une explication et une réflexion, c’est rassurant. Mais l’image en direct à l’état brut, c’est à risque. Le journaliste découvre l’image en même temps que les téléspectateurs et n’en sait pas plus qu’eux. C’est une source traumatique“, notamment chez les personnes sensibles.

Pour éviter un trop grand stress, Hélène Romano conseillait alors de privilégier la presse écrite, papier ou en ligne, ainsi que la radio pour se tenir informé. “Soyez acteur de votre information“, recommandait-elle

TF

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