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Horticulture Sénégalaise: 66 Milliards De FCFA Réalisés À L’export

L’impact socio-économique sur le monde rural est important. Le secteur emploie 15 000 permanents et réalise un chiffre d’affaires à l’export de 100 millions d’euros. Ces cultures horticoles qui sont possibles seulement durant la  saison dite froide, entre novembre et mars, attirent beaucoup d’investisseurs internationaux. L’augmentation sensible des exportations positionne l’«origine Sénégal» sur les marchés de l’Union Européenne.

Le Sénégal dispose d’une importante marge de développement de la filière fruits et légumes, suite à l’intersection des routes maritimes, à proximité de l’Europe (5 heures par avion) et des infrastructures portuaires et aéroportuaires modernes.

En effet, en plus des céréales et des arachides, il faut noter la forte progression des exportations de produits horticoles qui sont passées de 9 300 tonnes en 2000 à 67 000 en 2013, soit une augmentation de 700 %.

Cette progression s’est accompagnée aussi d’une diversification des exportations qui sont sorties du mono produit (haricot vert) pour embrasser une gamme élargie (haricot vert, tomate, melon, maïs doux, radis, pastèque…).

Les opérateurs estiment que l’amélioration de certains aspects de la politique d’accompagnement du secteur contribuera à augmenter l’attractivité du Sénégal. Ainsi, la vulgarisation du nouveau code général des impôts dans ses modalités d’application est essentielle pour améliorer les relations entre administrateurs et administrés. De même que l’application des conventions fiscales avec certains pays de l’UE, destinataires des exportations, se traduira par une hausse des volumes des produits agricoles labellisés « Origine Sénégal ». La compétitivité de l’horticulture au Sénégal repose certes, sur des facteurs intrinsèques. Mais aussi, sur un bon accompagnement du secteur et une sécurité juridique et fiscale. La stabilisation du statut des entreprises Franches d’Exportation (Efe) paraît essentielle, en tant que principal cadre de l’exportation des produits horticoles. L’absence de nouveaux agréments délivrés depuis 2013 et les menaces de suppression qui pèsent sur ce régime depuis 2012 poussent les investisseurs à la prudence.

Accordé aux entreprises agricoles, industrielles et aux télé-services qui exportent au moins 80 % de leur production, le statut d’entreprise franche d’exportation (Efe) permet de bénéficier d’un taux d’imposition sur les sociétés à 15 %, en plus de l’exonération de l’impôt sur les salaires, sur les droits d’enregistrement et de timbre, sur la contribution des patentes et les droits et taxes sur l’équipement de production et les matières premières.

En vue d’apporter davantage de sécurité aux investisseurs, l’Etat doit traiter, précise la source, la question foncière soumise aux contraintes environnementales (Code de l’environnement), en clarifiant les prérogatives des différents intervenants. Les risques de spéculation restent importants.

La difficulté d’obtenir des baux de l’Etat, l’absence d’une politique systématique de valorisation du capital foncier à travers les titres fonciers font parties des causes, expliquant la frilosité du secteur bancaire pour l’agriculture en général.

Source : Senenews

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