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Futures mamans quadras : risques et avantages pour la mère et l’enfant

Les grossesses tardives sont de nos jours un phénomène qui s’explique par plusieurs facteurs : les améliorations des techniques contraceptives, le mariage tardif, la poursuite d’une carrière ou une seconde union avec un partenaire plus jeune avec/ou sans enfant, et enfin, le don d’ovocyte, sont des éléments qui ont permis de repousser les limites de la maternité.
A partir de quel âge parle-t-on de grossesse tardive ?

Si initialement, à partir de 35 ans, les femmes étaient considérées comme des gestantes âgées, avec le recul de l’âge de la maternité, le terme de grossesse tardive s’est ensuite adressé aux futures mamans quadras. Aujourd’hui, les grossesses à 40 ans se sont progressivement banalisées donnant lieu à une nouvelle catégorie de grossesses encore plus tardives (au-delà de 45 ans, voire de 50 ans), obtenues grâce à des dons d’ovocytes. Un nouveau terme a été récemment créé pour définir les grossesses après 45 ans, pour lesquelles on parle désormais ‘d’âge maternel très avancé‘ et de ‘grossesse ultra-tardive‘.

Quels sont les risques pour la mère et pour le bébé ?

« La majorité des grossesses à 40 ans se passent bien, mais les risques varient selon que la grossesse ait été obtenue avec les ovocytes de la femme ou après don d’un ovocyte provenant d’une femme jeune », analyse la spécialiste, précisant que si, dans le premier cas, « un ovocyte vieillissant peut engendrer des fausse couches précoces et des anomalies chromosomiques, quelque soit la provenance de l’ovocyte, les risques liés à l’âge de l’utérus et des vaisseaux de la femme augmentent avec l’âge maternel multipliant les risques d’hypertension artérielle, de diabète gestationnel, de prématurité, de césariennes, de décès in utero ou néonatale pour le bébé et de mortalité maternelle à l’accouchement« .

L’âge limite idéal de maternité est 45 ans

De l’avis du docteur Joëlle Belaisch-Allart, gynécologue, « il y a bien un âge limite pour devenir mère. Au-delà de 45 ans, les risques sont réels et à 50 ans, on parle de grossesse à très haut risque. Faire un enfant passé 45 ans n’est donc pas raisonnable ».

Et comme nous le dévoile le docteur, cette limite d’âge est également valable pour les hommes : « On parle peu de la fertilité masculine pourtant elle décroît elle aussi au fil des ans et le nombre de fausses couches et de certaines malformations augmentent en fonction de l’horloge biologique du père ».

Enfin, conclut la spécialiste, « faute de recul, on ignore les conséquences à long terme de ces maternités tardives sur les enfants. Est-ce anodin d’avoir une mère de 70 ans quand on a 20 ans ? »

Un suivi constant recommandé

Afin de limiter les risques pour la mère et l’enfant à naître, le docteur Belaisch-Allart conseille aux futures mamans quadras de « se reposer au maximum et de ne pas hésiter à se faire arrêter avant son congé maternité si l’on exerce un travail fatiguant ». Autre recommandation essentielle, « être suivie par des médecins qui connaissent les risques et spécificités liés aux grossesses tardives ».

Les avantages d’une maternité tardive

Avoir un enfant sur le tard comporte néanmoins des avantages, comme note la gynécologue : « Quelques publications récentes soulignent que malgré ces risques obstétricaux, les femmes de 40 ans et plus ont un meilleur statut socio-économique que les plus jeunes, se prêteraient mieux au suivi prénatal et ont une perception plus positive de leur grossesse. Plusieurs études, tout en reconnaissant les risques obstétricaux de ces grossesses, soulignent un effet positif sur le devenir comportemental et cognitif de ces enfants. Une étude anglaise démontre que les enfants issus de mères plus âgées sont moins souvent admis à l’hôpital, ont moins de blessures involontaires, ont une meilleure acquisition du langage et éprouvent moins de difficultés émotionnelles. »

TF

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