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Chez Madame Diouck les bonnes senteurs source de bien-être

Qui d’entre nous ne s’est pas un jour senti comme au Paradis juste par le truchement de nos sens olfactifs ? De mauvaise humeur, agacé par une situation, angoissé pour telle ou telle raison, une bonne odeur vient titiller vos narines et sans savoir pourquoi, vous vous sentez subitement mieux ! Comment l’expliquer ? C’est un processus assez complexe qui est certainement lié à l’essence même de l’être humain. En effet, quel que soit notre race, couleur, nationalité, ou religion, nous sommes tous sensibles aux bonnes odeurs. Les bonnes odeurs nous transportent parfois très loin, dans des univers célestes, tandis qu’au contact des mauvaises odeurs, nous avons tous comme un réflexe de recul et même si nous étions en train de rêvasser, une mauvaise odeur nous ramène brutalement sur terre !

Debbosenegal est allé pour vous, à la rencontre d’une très grande dame fin connaisseur des bonnes senteurs : Madame Diouck Tabaski Thiam. En effet, élégante et raffinée, la belle propriétaire à la noirceur d’ébène de la Villa Racine, hôtel 4 étoiles de style riad marocain, sis au 37 rue Jules Ferry à Dakar, incarne le bon goût dans tous les sens, à commencer par le sens olfactif.

Le Oudh, diamant des parfums
Mme Diouck est distributeur d’un parfum de niche de grande marque, dans son boutique hôtel de la Villa Racine. Les parfums de niche sont des parfums rares différents des parfums de grande distribution. Propriétaire de plusieurs freeshops dans la sous région Madame Diouck a pu dénicher ces parfums utilisés par  sa Majesté… le Roi d’Arabie Saoudite (himself !).

En effet, ce parfumeur du Roi, n’a pas attendu l’engouement actuel des parfumeurs occidentaux pour aller en Orient à la recherche du Aoud. Le Aoud ou Oudh pour ceux qui ne le savent pas est ce parfum, cet encens ou ces huiles essentielles très rares qui peuvent coûter de quelques euros à 20.000 euros le kg, car comme le vin, l’oudh se bonifie avec l’âge. C’est cette odeur entêtante qui laisse perplexe quand on ne la connait pas qu’on retrouve partout dans les lieux saints de l’Islam, à la Mecque enduit sur la pierre noire encastrée dans la Kaaba comme à Médine, au mausolée du Prophète Mohammad (Psl). Entouré de mysticisme, le Oudh est un arbre rare qui pousse en Asie, à l’état naturel des pieds de l’Himalaya jusqu’en Papouasie Nouvelle Guinée, dont le bois produit une résine parfumée. C’est principalement au Moyen-Orient, au Japon et en Chine que l’utilisation de l’Oudh est la plus répandue. Il est présent dans les traditions et dans de nombreux rituels religieux, des temples bouddhistes nippons jusqu’aux mosquées du Maroc. Au Moyen-Orient, des guérisseurs l’emploient lors de cérémonies curatives. Son huile posséderait des vertus appréciables pour la sphère urinaire (diurétique notamment) et apaisantes pour les systèmes nerveux, respiratoire et digestif. Il est utilisé dans des lieux de méditation et lors de rituels religieux car on lui prête le pouvoir de purifier le corps et l’esprit.

Le oudh mystique, apaisant et aphrodisiaque
avec le comédien Kouthia

avec le comédien Kouthia

Cette vertu apaisante pour le système nerveux, on peut l’expérimenter chez Madame Diouck quand elle vous fait sentir les différentes déclinaisons du oudh qui va des senteurs de fleurs comme la rose, l’ambre, les fruits,  la vanille, le musk etc… Elle vous assure que le oudh est non seulement une bonne senteur, une source de bien-être mais aussi un porte-bonheur. Et à cet effet, notre bien-aimé comédien Kouthia ne la contredira pas, lui qui affirme que sa carrière a décollé le jour où elle lui a offert un de ces parfums, le black oudh. Depuis ce jour, bien que le prix soit assez élevé, Kouthia n’est plus jamais à court de oudh qu’il vient acheter lui-même et qu’il commente dans ses sketch à la télévision. Mais Kouthia n’est pas son seul client, bien entendu, beaucoup de sénégalais, sénégalaises et d’européens s’approvisionnent chez Mme Diouck.

Dans un tout autre registre le gongo notre deodorant local
Gongo

Gongo

Mais en matière de bonne senteur, Madame Diouck a aussi d’autres secrets biens de chez nous. C’est le cas de l’encens à brûler ou de l’encens-déodorant typiquement africain comme le gongo. Très utilisé auparavant au Sénégal et au Mali, le gongo tend à disparaitre, remplacé de plus en plus par les déodorants sprays ou à bille venus d’ailleurs. Mme Diouck nous dit que sa grand-mère qui maitrisait le savoir-faire du gongo, lui a légué l’amour de ce produit. En effet le gongo que l’on prépare à base de gowé (un encens qui vient principalement de Kayes au Mali) est écrasé, réduit en poudre, et mélangé à du beurre de vache, de l’eau de cologne, des parfums (dont seuls les connaisseurs ont le secret),et à un fruit que l’on appelle le nèw qui pousse dans les deux pays. On laisse macérer ce mélange dans des récipients en verre qui sont parfois enfouis sous terre pendant une année ou gardés dans un endroit pour une longue période pour le bonifier avant utilisation. Ce mélange était utilisé comme déodorant, en en prélevant une petite quantité que l’on déposait sur une bande de gaze et que l’on attachait au  soutien-gorge entre les deux seins, ou on à un pan du pagne en contact avec la peau. Ce contact avec la peau avait pour effet d’exhaler une odeur enivrante à laquelle on prêtait des vertus aphrodisiaques. En effet, de même que le cliquetis des perles de la taille ont un effet certain chez les hommes, de même l’odeur du gongo est très évocateur chez certains mâles et les émoustille. Mme Diouck nous dit qu’elle et son groupe d’amies sont parmi les adeptes de ce déodorant local qu’on gagnerait beaucoup à faire redécouvrir aux jeunes générations.

Tout autant que le oudh, le gongo a cette prodigieuse capacité de vous transporter dans le temps et dans l’espace jusqu’au…Paradis ou au moins au 7ème ciel ! Debbosenegal invite ses lectrices et lecteurs à aller à la découverte de ces deux produits.

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