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ALLEZ A L’ASSAUT DU MONDE !

Nous avons crié partout que l’avenir de l’Afrique n’est pas dans l’expatriation éhontée de sa jeunesse. Nous avons souvent écrit que l’expatriation clandestine était une façon de résoudre, par l’absurde, nos problèmes de mal gouvernance et de mauvais choix économiques.
Avec votre autorisation, nous maintenons nos arguments d’antan mais, nous disons fermement que la situation actuelle des échanges entre pays dits riches et ceux dits pauvres ne peut produire aucun avenir en Afrique pour les jeunes.Alors, allez tous à l’assaut des frontières des pays dits développés car, cette fois-ci, vous tenez le moyen qui permettra de changer le Monde !

Depuis plus de 50 ans, les pays dits riches ont installé les pays africains et autres pays du tiers monde dans des politiques d’assistanat, des systèmes crapuleux de pillage des ressources et d’épuisement de la force de travail des citoyens de ces pays.

Ceux qui travaillent ne « gagnent pas leur vie ; quand la retraite arrive, la misère s’installe ».

Depuis 50 ans, les politiques des pays dits riches réduisent les populations des pays dits pauvres à un seul rôle : consommer des produits manufacturés AILLEURS. Et là, les Sénégalais sont champions !

Consommateurs de gadgets,
Consommateurs de nouvelles technologies, Consommateurs invétérés de tout ce qui est « made in ailleurs ».

Les citoyens africains en sont devenus des drogués de produits made in ailleurs au point de mépriser carrément tout ce qui est élaboré chez eux par leurs concitoyens.

Alors quel avenir y a-t-il pour des citoyens de pays qui ne produisent pas, qui ne produisent rien?

Disons le net : jeunesse africaine, vos emplois sont dans les pays qui commercent avec le vôtre ! Allez chercher vos emplois, allez prendre vos postes !

Pour illustrer notre propos, prenons le cas du Sénégal :
Celui qui importe, celui qui distribue en gros comme au détail, celui qui chaque jour va acheter chez le boutiquier ou la grande distribution, tous ceux-ci pour qui travaillent –ils ?

Et Dieu sait qu’ils sont au moins deux voir trois millions sur une population de 15 à avoir de quoi payer leurs achats.

Tous ceux–ci, riches ou pauvres, sont des VRP (voyageur, représentant et placier) des sociétés dont ils éparpillent les produits.

Chaque jour que Dieu fait, deux millions de Sénégalais, au moins, transfèrent vers des pays étrangers le montant de leur dépense quotidienne.

Faites le calcul vous-mêmes ! Ainsi, il n’y a pas d’échanges économiques véritables entre les Sénégalais. Ils échangent de façon unilatérale avec le monde. Alors, comment la République pourra-t-elle offrir des emplois ?

Il n’y a pas d’avenir dans un pays où il n’y a que des activités d’interface et rien en production.

Produire, transformer et vendre, c’est la vocation de chaque Etat.

Si nous nous contentons de consommer, alors allons récupérer nos emplois dans les pays où par notre consommation, nous assurons la pérennité des entreprises de production de biens et services.

Dans le cas contraire, il faut que ces pays qui refusent d’être envahis rebâtissent avec nous, un nouveau contrat social : des contrats dont le socle est l’égalité de dignité : même vocation, mêmes Droits. Et ainsi l’humanité devient UNIQUE.

Ensuite bâtissons avec notre peuple les termes du nouveau contrat social qui doit nous régir : consommons ce que nous produisons, consommons ce que nous transformons même si ces produits sont aujourd’hui sommaires. Demain, avec le niveau d’échanges que nous allons atteindre entre nous, nos produits rejoindront les standards internationaux.

« keur bouki nêkhoul, wayé fa la bouki deuk. »

Le choix est aujourd’hui simple : nos emplettes sont nos emplois. Alors que chacun aillent chercher son emploi au pays de ses emplettes.

Par l’émigration dite clandestine, la jeunesse des pays pauvres peut conduire le monde vers une nouvelle prise de conscience des véritables enjeux d’un développement équilibré, soucieux de l’égalité de dignité des humains.

Source : Seneplus.com

Ibrahima DEME

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